23 octobre 2009 - Ouverture de la session parlementaire 2009-2010
Monsieur le Ministre-Président, Merci de la confiance que vous m’avez accordée en juillet dernier et merci de la renouveler aujourd’hui.
Madame et Messieurs les Ministres,
Chers Collègues,
Le 25 septembre dernier, j’ai eu l’occasion de vous adresser la parole à l’occasion des 20 ans de la Commission communautaire française et du Parlement francophone bruxellois.
Je me limiterai dès lors, aujourd’hui, à marquer le lancement de nos travaux parlementaires.
Cette session 2009-2010 s’ouvre sur un double contexte particulier …
Tout d’abord parce que, faut-il le rappeler, nous voici au lancement d’une nouvelle législature.
Nous avons déjà eu l’occasion de discuter de la feuille de route du nouveau Gouvernement en juillet dernier, c’est aujourd’hui le début du travail parlementaire qui durant ces cinq prochaines années fera le lien entre l’exécutif et le citoyen.
Depuis deux mois, je constate au quotidien la réelle motivation des députés et une envie manifeste de faire évoluer les débats de société.
Le deuxième contexte particulier, nous le connaissons tous, c’est le contexte budgétaire.
Nous aurons, tout à l’heure, l’occasion d’entendre le Ministre-Président nous présenter sa déclaration de politique générale mais d’ores et déjà nous sommes tous conscients ici que la situation budgétaire de la Commission communautaire française est particulièrement difficile, peut-être plus encore que celle des autres entités fédérées.
Notre rôle comme Assemblée en est d’autant plus important. Je pense en effet qu’en temps de crise, le Parlement, plus que jamais, doit être un lieu de débats, de choix qui vont à l’essentiel, de sens des responsabilités partagées. Le point de rencontre entre majorité et opposition sera d’autant plus fort qu’il faut faire des choix souvent difficiles.
Lors des débats de juillet j’ai entendu dire que l’opposition serait attentive et constructive en ce qui concerne les matières gérées par la Commission communautaire française.
Pour ma part, je donnerai la voix au débat démocratique et je suis convaincue qu’en sortiront des réelles avancées pour les matières qui sont les nôtres.
En temps de crise, il n’appartient pas qu’à l’exécutif d’être inventif et de susciter les solidarités pour répondre aux défis. C’est aussi le rôle d’une assemblée d’être un lieu tant de dialogue que de bonne gouvernance.
J’aimerais souligner avec un peu de fierté – une fois n’est pas coutume – que les assemblées parlementaires francophones n’ont pas attendu les exécutifs pour mettre en œuvre des synergies.
Nous rappelions mercredi dans cette même enceinte - et c’est inédit -, que Bruxelles est citée 164 fois dans la déclaration gouvernementale wallonne.
Il s’agit maintenant de faire en sorte que cette mention de Bruxelles sur le papier se concrétise dans la solidarité, l’action et la réalité de nos citoyens.
Nous avons voulu travailler ensemble. Jean-Charles Luperto, Emily Hoyos, Françoise Dupuis et moi-même, nous nous sommes rencontrés et avons lancés une série de synergies à concrétiser entre nos assemblées. On le sait, la première concrétisation a été celle de la réduction des indemnités et avantages divers qui sera également suivie à Bruxelles comme Françoise Dupuis l’a rappelé mercredi.
Mais nous ne devrions pas nous arrêter là. Nous avons l’intention de travailler au niveau de l’optimisation de nos ressources internes et à la mise en place d’un réel travail au sein des commissions. Déjà une commission conjointe des relations internationales se tiendra à Namur le mois prochain et j’espère que ce n’est que le début de nouvelles synergies sur des matières précises.
Bruxelles, c’est tout aussi un dialogue avec la Vlaamse Gemeenschap Commissie. J’ai déjà eu l’occasion de prendre contact avec ma collègue Carla Dejonghe afin de continuer ce qui a été porté par Christos Doulkeridis et Jean-Luc Vanraes lorsqu’ils présidaient les deux Assemblées.
Lors de la déclaration de politique générale, plusieurs interventions ont mentionné, parfois même avec un peu d’humour, le manque de visibilité et de lisibilité du Parlement francophone bruxellois.
Il ne tient qu’à nous, alors même que les problématiques que nous traitons ici sont au cœur de la crise que nous connaissons et s’adresse à ce qui est proche des francophones bruxellois, il ne tient donc qu’à nous de rendre ce travail visible et lisible.
Alors, chers collègues, bonne législature, bonne année parlementaire et bon travail.
Julie de Groote